0 | ... | 135 | 140 | 145 | 150 | 155 | 160 | 165 | 170 | 175 | 180

Parmi

samedi 3 mars 2007, par Claire Mélanie :: Interlude ::Textuel ::

J’ai arpenté le doute et noyé la peur,
L’ennui, toujours, m’agrippe, sans y penser,
Présence assourdie, une fleur fanée.
Glissement, chuchotement, l’appel pernicieux,
la corde qui s’enroule tel un ruban,
Tombe au velours gracieux.


Jaillissement

mercredi 28 février 2007, par Claire Mélanie :: Discours ::Histoires de nature ::

Je n’avais jamais été douée pour les plantes : trop d’eau, pas assez d’eau, trop de soleil, pas assez de soleil, sans parler du terreau plein de larves d’insectes, une fois ouvertes, nuées agressives autant pour les plantes que pour les humains... Je n’avais donc jamais été douée avec les plantes, jusqu’à l’année 2006-2007.
j’avais en 2006 après la belle pousse de jacinthes de Noël, et surtout après qu’elles se sont eues fanées, procédé à leur ratiboisage sauvage. Il n’en restait que des moignons tristes. Puis un jour, aussi surprise que devant l’apparition d’un gremlins chantant, je me suis rendue compte qu’elles repoussaient de rien, les coquines, je n’avais même pas daigné changer leur terre. Quand la vie veut, elle résiste, se rassemble et resurgit jusqu’à l’épanouissement extravagant.








En ces temps de période électorale, les clochards ont, sur les quais du métro, la parole assez prolixe. Cela passe des insultes envers M. Sarkozy à des analyses hoquetantes de la situation de la France : "Rien ne va, rien pour les gens comme moi"et la suite. Il y a aussi ceux qui expriment leur rage de laissé pour compte de bien étranges manières : entre le rap et le slam :
"La France, la France, La France
va se lever, se lever, se lever
et se battre, se battre, se battre"
la voix s’amplifiant à chaque répétition jusqu’à devenir, en fin de phrase colère libérée.
Vous ne nous aurez pas, trotskistes, Léninistes" et j’en passe.
Aucun parti n’est ressorti indemne de cette scansion. Seule la voix d’ailleurs était enragée, l’homme, lui déambulait d’un pas finalement assez tranquille.


Projection

samedi 3 février 2007, par Claire Mélanie :: Interlude ::Photographies annotées ::

La salle envahissait sa torpeur. Un bourdonnement diffus de quelques voix. Les dates en grandes lettres de lumière longeaient la voûte. L’inclinaison du sol jusqu’à l’écran lui donnait le vertige, regardé par ces époques et ses noms qu’il ne connaissait pas. Le noir aérien laissait se dessiner les silhouettes, peu de silhouettes, comme une intimité dans l’immensité close du lieu. Un choix commun sans l’engagement d’un nécessaire accord final. Enfin, les crachotements tant attendus.


Noël est passé, le premier de l’an aussi, mais demeurent sur les rails, vaillants traineaux persistant, des métros décorés, qui surprennent et ravissent : le gris, le bleu et le blanc ont cédé.



| 1 | ... | 28 | 29 | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 |

Creative Commons License
Ces créations sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.

Auteur : Claire Mélanie
Voici un espace d'expression plus personnelle. Vous y trouverez quelques textes, quelques photos, des impressions. Des instantanés, des atmosphères, des humeurs, des remarques, le tout sans restriction d'objet : d'un film à la poste, d'un jeu vidéo à la feuille déchue. Bonne lecture !
Mes chapitres
Les genres
Les derniers commentaires

> Et puis (22 février 2012)

Eclairement © 1998 - 2019
Mentions légales - Contact - Partenaires