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Ballade des pendus

jeudi 16 juin 2016, par Bouboule

Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


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