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Nouveaux bus RATP : quelques éléments d’appréciation

dimanche 8 novembre 2009, par Claire Mélanie

Ces dernières années, les modèles de bus RATP circulant notamment dans Paris intra-muros et en petite couronne ont plusieurs fois évolué, différemment d’ailleurs selon les lignes.

De la sorte, on a pu voir apparaître les rotondes de fin de bus, agréables pour s’y installer, offrant une vue généreuse à l’usager désœuvré, la rangée de strapontins dans la première partie du bus, offrant une possibilité d’assise tout comme permettant le transport d’un plus grand nombre de personnes en cas d’affluence.

Quelques remarques déjà : si cette rangée de strapontins semble un aménagement efficace, il est notable qu’alors que dans le métro, le fonctionnement de tels sièges optionnels paraît bien intégré (on ne s’assoit que s’il n’y a pas trop de monde), il est notable que dans les bus, les gens y restent assis, monde ou pas monde.

Si les rotondes paraissaient pratiques et confortables, nul besoin de se faufiler pour aller s’asseoir, elles n’avaient pourtant pas été généralisées sur les modèles de bus des dernières années.
Et des bus neufs étaient déjà revenus à un système pouvant paraître dépassé et peu efficace, résurgence de l’organisation de la dernière rangée du car : une ligne complète de sièges dans le fond. Pour ceux qui sont assis au milieu, la place est peu confortable car sans tenue pour contrer les freinages impromptus et les virages intenses, pour ceux qui sont sur les côtés, ils se retrouvent coincés, serrés voire les sièges restent inoccupés car cela demande de se glisser tant bien que mal jusqu’à la place libre.

De nouveaux modèles de bus sont dernièrement apparus, notamment sur les lignes 80, 43, 187, des bus MAN Lion’s City, remplaçant peu à peu les Renault Agora L.

Nous donnerons ici une opinion nourrie de quelques commentaires de passagers. N’hésitez pas à nous communiquer vos propres retours.

- l’affichage du numéro du bus et de sa destination sont plus visibles, se réalisant sous forme d’affichage électronique orange à l’avant du bus et du numéro à l’arrière.

- un souci certain de l’aspect agréable de l’aménagement semble avoir guidé l’architecture et le design interne :

Cependant à force de vouloir faire lumineux, le bus est devenu trop lumineux :

- Un soin important semble avoir été apporté à l’information du voyageur durant son trajet, ainsi qu’à la facilité du trajet lui-même :

Cependant si le choix d’ajout sonore paraît tout à fait opportun, notamment pour multiplier les médias d’information, incluant ainsi le souci des handicaps, l’on peut s’interroger sur le choix du son lui-même et de son volume.

En effet, les métros aussi indiquent par un signal sonore la fermeture des portes mais le timbre en est tout différent, les signaux sonores n’étant pas non plus démultipliés.

Dans ces nouveaux bus, environné déjà toute la journée des bruits de la capitale, il nous semble alors rentrer dans l’univers du klaxon.

Si le volume et le timbre sonores ont été calculés sur la base de ce qui serait le mieux perçu par des malentendants, alors il n’y a plus rien à dire. Mais si jamais il y avait un choix, ce serait un soulagement que de revoir le choix. Car les décibels semblent vraiment élevés.
D’autant que le trajet devient une sorte de défilement sonore : premier son pour la demande d’arrêt, on est à l’arrêt, chaque porte qui s’ouvre émet alors à son tour un son (trois jeux de portes pour les bus à rallonge, trois sons donc à intervalles différents), puis à nouveaux trois sons quand les trois jeux de portes se referment, à nouveau un son pour demander l’arrêt, klaxon du bus, sonnette du bus, et ce jusqu’à sa propre descente.

- La disposition des sièges semblent efficaces : jeux de carrés, jeux de deux sièges, espace pour les poussettes ou les fauteuils roulants. De ce côté, rien à redire.

Cependant, si les carrés se trouvent directement au niveau du sol du bus, les sièges doubles ont vu la distance qui les séparait du sol rehaussée. Trop réhaussée, rendant le placement sur le siège tout comme la sortie de siège plus difficiles. Une descente trop rapide provoquant souvent une mauvaise réception après la marche.

Virulence des sons, virulence visuelle feraient préférer à ces modèles qui présentent leurs avantages pratiques néanmoins, les anciens formats.


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