Accueil du site > Savoir et Société > Vendredi 29 décembre : évacuation d’urgence de (...)

Vendredi 29 décembre : évacuation d’urgence de la FNAC Saint-Lazare.

Mais que s’est-il passé ?

samedi 30 décembre 2006, par Claire Mélanie impression

Mots-clefs :: Société ::


Vendredi 29 décembre, il y a du monde, beaucoup de monde dans les rayons de la FNAC Saint-Lazare, jeunes et vieux sont venus dépenser leur argent post-Noël. Je suis un peu à l’abri de cette cohue, dans le rayon droit-informatique quand soudain, une voix d’homme annonce, bien distinctement, dans les hauts parleurs qu’il faut évacuer le magasin : "Mesdames, Messieurs, suite à un incident technique, nous sommes dans l’obligation de faire évacuer le magasin. Veuillez vous dirigez le plus rapidement possible vers la sortie." Fin du message, léger, très léger flottement dans la foule puis tout le monde se met ou se remet en marche vers la sortie. Quelques questions se posent de-ci de-là mais toujours sans trace d’affolement. Premier petit problème : le reflux des gens d’étages supérieurs aux étages inférieurs créent une obstruction de la sortie des escalators, mais, sous les directives claires et autoritaires d’un des responsables du magasin, les gens s’orientent à l’intérieur des rayons afin de ne pas créer des incidents dus au déroulement sans fin des marches de l’escalier roulant. Une partie des clients est orientée vers les sorties de secours tandis que l’autre continue de suivre le chemin habituelle. Les employés du magasin sont les moins bien lotis : ils se voient obligés de sortir dans leur tenue de travail, bien souvent une simple chemise ou un siomple tee-shirt alors qu’il ne fait encore que 2 à 5 degré dehors.

Rue Saint-Lazare, c’est un peu la cohue, il y a les flux normaux des gens qui se trouvent là et le flux massif des gens évacués, non pas seulement de la FNAC mais de l’ensemble des boutiques du passage du Havre. Beaucoup se retrouvent autour des horloges, devant la gare, les mots "d’alerte à la bombe" sont prononcés par un certain nombre de vendeurs de la FNAC.

Mais que se passe-t-il donc au passage du Havre ?

Le carrefour est peu à peu bloqué par la police, la circulation ne se faisant plus que par la Madeleine. Des jeunes et des moins jeunes restent, prennent des photos, les voitures de police ont du mal à arriver par la rue du Havre qui est quand même obstruée. Peu à peu, les policiers déjà sur place cherchent à faire refluer la foule un peu plus loin, les horloges sont alors désertées à contre-coeur, j’entends quelques bribes d’un échange entre un policier et une femme "vous n’avez rien à faire ici". Je reflue avec les autres, une bonne vingtaine de minutes s’est déjà écoulée depuis l’annonce au micro. Je comptabilise deux ou trois voitures de police, un grand fourgon et une voiture banalisée. Mais pas de voiture ou de camion spécial déminage. Mais que fait la police ?

Je me dirige alors vers l’autre côté de la gare : un malheureux barrage d’une voiture de la circulation a été mis en place. Elles sont trois à empêcher les gens de se diriger vers la fnac, et elles ont du travail. Les taxis, qui se pensent supérieurs aux règles de la circulation du fait de leur métier essayent de passer, quasiment en force, ce maigre blocage. Certains civils en sont presque à écraser l’agent de la circulation... Spectacle désolant.

Toujours rien de spécial ne s’est passé : la FNAC n’a pas explosé, personne n’en est sorti en hurlant, défiguré par un quelconque agent chimique. Il est l’heure de repartir.

Deux choses à noter : l’évacuation n’ a pas été très rapide mais il n’y a pas eu de bousculade (pas de quoi éviter une explosion imminente le cas échéant, mais de quoi éviter bien d’autres incidents). L’autre remarque porte sur le silence lié à cette évacuation : simple fait divers, fait quotidien et finalement banal d’une société qui continue de vivre sous le plan vigipirate.


© Tous les textes et documents disponibles sur ce site, sont, sauf mention contraire, protégés par une licence Creative Common (diffusion et reproduction libres avec l'obligation de citer l'auteur original et l'interdiction de toute modification et de toute utilisation commerciale sans autorisation préalable).

carre_trans Avec les mêmes mots-clefs
puce Excuse my French !, à la rencontre de Mark Darcy et Mister Big.
puce Le festival bouquinistes, bien moins qu’un festival
puce Can Candan, figure turque de l’engagement artistique
puce Mon enfant - Benim çocuğum de Can Candan, un documentaire pugnace plein de grâce
puce Le Titanic revisité, une plongée dans le passé
puce Entretien exclusif avec l’écrivain et cinéaste Atiq Rahimi - seconde partie
puce Entreprendre aujourd’hui ou comment Fred devint crêpier
Equipe Eclairement L'association
La lettre S'abonner
Facebook Twitter
Windows   Tutoriels   Windows 7   Urbanisme   Europe   Fable   Théâtre   Bases de données   Firefox   Vie privée   Techniques   BD   Spectacle   Pages Ouvertes   Edito   Musique   Littérature   Droit   Histoire   Anime   Peinture   arts visuels   Tutoriels pour débutant   Linux   Windows Vista   Recherche d’information bibliographique   Poésie   Cours   Manga   Société   Photographie   Roman   Culture générale   Microsoft Office   sport   Installation   Android   HTML   Cinéma   Séries TV   Windows Mobile   Education  
Eclairement © 1998 - 2012
Mentions légales - Contact - Partenaires