La Neige
c’est le ciel sur la terre.
(ceci est un poème qui pour titre "Renée")
La vie est un grand océan qui se vide dans un lavabo. (ceci est un poème qui a pour titre "Lentement")
Ces deux poèmes, je vous les offre pour ouvrir la nouvelle année.
Votre analyse de l’oeuvre de mon arrière-grand-père Constantin Balmont,
Les Fées, m’a intéressée mais je ne dispose pas des titres universitaires m’autorisant à participer à un comité de lecture "Poésie".
Cependant, dans le cas de Balmont, ses poèmes ont inspiré plusieurs musiciens, russes et français : stravinski, Scriabine, Debussy et d’autres...Du "Roi des Etoiles" à "Soyons comme le soleil"....
Il serait curieux de les rassembler puisque l’univers de Balmont allait de Verlaine à Mallarmé (en équivalence).
Sans parler de toute son oeuvre de traducteur d’autres poètes du Japon à l’Europe centrale et de sauveteur de langues, contes et récits traditionnels oraux en perdition dans son pays, qu’il a su arracher à l’oubli (oubibliothèques des langues O).
D’autre part, il était l’aîné du mouvement symboliste et il a entretenu
des relations avec les jeunes poètes de la génération suivante, Marina Tsétaéva, en particulier, mais tant qu’il vivait en Russie il voyait aussi Maïakovski, Blok, Essenine et tous les autres au cours des lectures....
Mais le titre même de votre comité de lecture m’évoque un écrivain français peu connu et éminemment poétique : Hardellet. "Le seuil du jardin"reste une oeuvre étonnante et chère aux naïfs qui aiment encore à croire que leurs idées, leurs rêves, leurs oeuvres sont encore bien à eux et que l’on ne peut pas les leur voler pendant qu’ils dorment et les filmer et les passer en douce sans les prévenir sur Internet.
En résumé, je vous invite à réunir tous les poèmes de Balmont mis en musique et à faire redécouvrir Hardellet à ceux qui n’ont pas encore passé le seuil du jardin.
Joyeuse année bien éclairée pour deux mille douze.
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