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Lecture et performance des Haïkus du livre Au Fil des pas

mercredi 9 mars 2016, par Floriane impression

Mots-clefs :: Littérature :: Poésie :: Spectacle ::

A l’occasion du Printemps des Poètes, nous avons assisté à la performance en mouvement d’Alexandra Loewe du livre Au fil des pas, composé des collages de Nicole Sottiaux et des Haïkus de Minh-Triêt Pham.


Haïku,

Parlons de l’Haïku,

Samedi 5 mars 2016, nous avons assisté avec Pierre à la performance en mouvement d’Alexandra Loewe du livre Au fil des pas composé des collages de Nicole Sottiaux et des Haïkus de Minh-Triêt Pham.

Mais avant d’aller plus loin, savez vous ce que c’est ?

Le Haïku est une forme poétique japonaise, inventée en XVIIe siècle et attribuée à Bashō Matsuo. Très codifiée, elle s’est exportée dans le monde, et prend aujourd’hui en France, la forme de trois vers composés en 5 – 7 – 5 syllabes. Attention, comme le souligne Minh-Triêt Pham, les Haïkus japonais sont plus courts puisque les mots de la langue japonaise contiennent plus de syllabes en raison des variations sonores.
D’ailleurs c’est une langue en constante évolution. Il est donc d’autant plus difficile de traduire les Haïkus japonais en respectant la composition traditionnelle de 17 mots sans en perdre l’essence.

Un Haïku décrit une situation de la vie quotidienne mais c’est dans sa chute que réside tout l’intérêt. Pour comprendre tout le sens : il nous a été conseillé de lire les deux premiers vers, s’imaginer la suite, pour saisir toute la virtuosité du troisième. C’est ce dernier qui interpelle et donne toute la dimension comique ou choquante selon les goûts. Pour exemple :

" Quand mon père
a rendu l’âme,
j’ai pété "

de Sōkan Yamazaki, traduction de M. Coyaud.

Alors que Minh-Triêt Pham faisait la lecture en vietnamien, anglais et français d’une de ses créations, Alexandra Loewe, silencieuse, les yeux fermés, se préparait à nous livrer en cette fin d’après-midi, une interprétation de l’Haïku lu. Sur un grand livre de tissus blanc placé au milieu d’une table, elle y déposait des morceaux de céramique ou de porcelaine. En fixant alors son auditoire, elle s’avançait et liait deux individus par un bout de ficelle. Ce même schéma se répéta près de sept fois. Le dernier bout de ficelle alla se loger sans complexe dans la bouche de notre artiste signant alors son départ de la salle.
Ce dernier mouvement me laissa quelque peu perplexe, mais après tout une interprétation est personnelle. Non ?

Pour conclure cette performance, quelques collages de Nicole Sottiaux étaient exposés aux murs mettant en image les Haïkus présents dans le livre.

Finalement tout mon intérêt se portait sur Minh-Triêt Pham, heureux de pouvoir discuter de son œuvre et de cette forme poétique surprenante et méconnue du grand public.

Lisez par vous même… calmement bien sur :

« Quartier rouge d’Amsterdam,
derrière une vitrine,
un chat "

Le blog de Minh-Triêt Pham : http://mtpham75.free.fr/haiku/haiku.htm
Le blog d’Alexandra Loewe : http://alexandraloewe.com/
Centre Wallonie Bruxelles : http://cwb.fr/


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