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Association loi 1901, l’association Eclairement fonctionne grâce aux adhésions et aux dons.

Cet argent servira à payer notamment :

- l’hébergement du site sur un serveur suffisant pour de nombreux contenus et des visites affluentes

- l’assurance de l’association, obligatoire pour pouvoir réserver une salle, que ce soit à la maison des associations ou auprès de n’importe quel autre organisme

- la réservation de salle, en particulier pour les salons littéraires

- l’organisation d’un concours d’écriture avec remise de prix

- un stagiaire dans le cadre d’une convention de stage avec l’université (cursus développement web, sciences de l’information ou de la communication, ...)

Ce que nous avons déjà fait, ce que nous faisons :

- co-organiser trois salons littéraires d’accès totalement libre et gratuit : atelier d’écriture, lectures, rencontre avec un écrivain

- participer au Printemps de la poésie avec notre événement spécial Pages Ouvertes

- accueillir un stagiaire, étudiant du Master 2 Communication et Multimédia de l’Université de Paris II

- fournir un hébergement à différents blogs

- permettre un espace de publication et de vie poétique à travers notre groupe Facebook

- sélectionner des poètes et publier en ligne quelques unes de leurs créations accompagnées d’un entretien dans le cadre de notre comité de lecture Poésie

- publier un commentaire sur une poésie le 24 de chaque mois

- publier différentes explications de textes littéraires venant nourrir la Revue du 24

- mettre en ligne différents tutoriaux techniques, informatiques ou juridiques

- proposer un espace d’exposition en ligne pour des peintres ou photographes

- proposer une bibliothèque d’images sous licence creative commons by-nc-nd 2.0

En devenant membre de l’association Eclairement, vous pourrez :

- participer à la vie de l’association

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Il vous suffit de payer une cotisation de 5 euros pour un statut de membre et de 25 euros pour un statut de membre bienfaiteur.

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Vous pouvez également consulter en ligne nos statuts.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.


Suite aux votes exprimés par les adhérents à l’association Eclairement le 16 janvier 2013, voici la nouvelle composition du Conseil d’administration pour la période 2013-2015 :

Président : Claire Mélanie Popineau
Secrétaire général : Anne-Renée Castex
Trésorier : Lucien Castex
Membre du CA : Corinne Godmer
Membre du CA : Jérémie Vossen


Voici donc la seconde partie du compte-rendu du deuxième salon littéraire de Jean-Olivier. Pour la première partie, suivez ce lien : compte-rendu, première partie

La présentation de Larry Steele engendra chez le public, remarques et questions : sur la différence entre le jeu de dames, son caractère fini, et le jeu d’échecs aux solutions démultipliées ; sur l’archétype du joueur perdu ; sur le rapport entre vie d’artiste et vie de joueur d’échecs ; sur le jeu relationnel, à travers l’exemple du transsibérien avec ses salles dédiées au jeu d’échecs ; ...


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Lectures et ateliers d’écriture

S’ensuivit une lecture du poème Echecs de Jorge Luis Borges, sa traduction mais aussi sa version originale en espagnol.

Enfin, les ateliers d’écriture. Même principe que pour le premier salon littéraire. Les ateliers d’écritures sont l’occasion d’explorer quelques mots, renvoyant à la thématique du jour. Mais rien n’empêche dans le cas de termes polysémiques d’écrire au tour d’un sens sans rapport avec ladite thématique. Un mot, un expression sont lancés, on en fait ce qu’on en veut : on triture, on digresse, on aborde à peine, on contourne, on jeu de mot, on sérieux, les possibles sont ouverts.


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Premier mot : "Fou". Le fou des échecs, la folie également.


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Deuxième mot : "Cavalier". Nom, adjectif, à féminiser ou à laisser au masculin.


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Et pour finir, une expression : "jouer sa vie".

Pour retrouver la sélection du jury suite à ses ateliers, cliquez ici.

Yves Vaillancourt, Les échecs dans la littérature et le cinéma

Ce fut au tour d’Yves Vaillancourt qui commença par projeter un court extrait du Septième sceau d’Ingar Bergman, au moment où se décide que la vie du chevalier ne tiendra qu’à sa performance au jeu d’échecs.


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Les échecs ne sont pas sans lien avec le mythe de Prométhée. Nous sommes une civilisation prométhéenne, nous n’acceptons plus les limites naturelles de la condition humaine. Cette ambition se trouve cependant sanctionnée. L’une des raisons du châtiment, c’est l’hybris, la démesure, l’excès d’orgueil.

Dans ce contexte, le jeu d’échecs apparaît comme une recherche scientifique, qui demande de très hautes intelligences, d’où naissent beaucoup d’orgueil. Il faut pousser au plus haut l’étendard de l’être humain.

Comme dans le mythe de Prométhée, il y a conquête voire usurpation par les hommes d’un savoir, savoir auparavant réservé aux dieux.

Yves Vaillancourt se propose alors de jeter un éclairage sur quatre oeuvres : Edgar Alan Poe, Ingar Bergman, Krzysztof Kieslowski et Katherine Neuville.

Sont alors abordées les tentatives - vaines et cocasses - de l’humain de se hisser au-dessus de l’humain. Pas si différemment, Antonius, dans le Septième sceau, ne joue, pas tant pour vivre que pour se connaître, s’affranchir de sa propre conscience. Il cherche la foi. Vivre plus longtemps, c’est prolonger l’espoir de connaître.
Chez Katherien Neuville, dans une mouvance new age, il est presque possible pour l’humain de devenir comme un dieu. Dans son roman Le huit, s’associent deux trames narratives ; la première concerne des religieuses pendant le XVIIIème siècle tandis que la seconde concerne une jeune informaticienne - double présumée de l’écrivaine - au moment du choc pétrolier en 1973. Il s’agit de réunir toutes les pièces d’un jeu d’échec bien particulier qui livrerait alors la formule d’un pouvoir infini. C’est l’idée d’une structure absolue du monde s’expliquant par les mathématiques.

Cette riche intervention nous fit donc parcourir des univers artistiques et de pensées différents, riche par la confrontation de ces productions, riche par le tissage créé entre différentes manifestations de la pensée humaine.
L’auditoire ne fut pas en reste, qui posa de nombreuses questions à Yves Vaillancourt, malgré l’heure qui devenait tardive.


Crédits photo : Chris Esnault, tous droits réservés

Mais les portes de la maison des associations se refermaient. Les discussions furent prolongées - bien plus terre à terre - au restaurant autour de savoureuses pizzas.
Non sans avoir préalablement, grâce au guidage fort à propos d’Anne, admirés - ou redécouverts - les fastes des illuminations de la Tour Eiffel.


Pour en savoir plus sur le salon littéraire de Jean-Olivier :

- le site de Jean-Olivier

- Compte-rendu du premier salon : premier salon

- Sélection du jury des textes issus des ateliers d’écriture du premier salon : sélection

- première partie du compte-rendu du deuxième salon : première partie

- sélection du jury des textes issus des ateliers d’écriture du deuxième salon : sélection

- quelques images du troisième salon : premières images


Le troisième salon littéraire de Jean-Olivier, en partenariat avec l’association Eclairement, s’est déroulé le 20 octobre dernier à la maison des associations du 18ème arrondissement.

Premières images.

André lors de sa lecture

Jean-Olivier en pleine lecture

A l’écoute, Anne-Marie, Brigitte et Florence


Traversée des Invalides, direction le deuxième salon littéraire de Jean-Olivier : le jeu d’échecs dans les arts. La chaleur pèse mais j’y suis bientôt. Les petites rues du 7ème, finalement la Maison Des Associations de l’arrondissement. Yves Vaillancourt, Larry Steele sont déjà là de même que Jean-Marie Clarke, le photographe de l’image de couverture de la Source opale d’Yves Vaillancourt. Venue surprise, pas de refus.


Crédit photo : Olivier, MDA 7ème

Jean-Olivier se fait alors un plaisir de présenter, à l’heure, le déroulement de ce deuxième salon : nous aurons donc les interventions de Larry Steele, Les échecs comme métaphore dans la source opale d’Yves Vaillancourt, une session d’ateliers d’écriture autour du thème des échecs, en fin une intervention d’Yves Vaillancourt sur la symbolique des échecs dans Le film le Septième sceau d’Ingar Bergman.

Larry Steele prend la parole et nous enchante immédiatement par son entrain. Il nous invite à nous intéresser parallèlement à La Source opale et au Désert des Tartares – grande référence dans l’œuvre d’Yves Vaillancourt. Le jeu , de façon général, informe la narration ; s’il n’y avait qu’un exemple, ce serait le fort qui s’assimile à un échiquier, dans lequel l’éventuel héroïsme frise en réalité le chimérique. L’analyse se déploie alors en trois temps, la vie comme un jeu, ensuite la vision agonistique du jeu, enfin La source opale comme vision alternative du jeu.


Crédit photo : Chris Esnault

I. La vie comme jeu

Le jeu, c’est la frivolité, les échecs ont donc nécessairement mauvaise presse. A cela s’ajoute le phénomène d’abstraction, de coupure du monde, partant d’un manque de pertinence. Larry Steele nous renvoie alors au livre Homo Ludens, de Johan Huizinga, notamment pour tout ce qui concerne la fonction sociale du jeu, apparemment dépourvu de but utilitaire mais qui reste cependant toujours présent dans la vie collective.

Les interrogations sur les échecs existent aussi pour l’œuvre artistique. Quelle portée artistique pour une œuvre, quel est son attachement au vécu. Quid de la médiocrité ?

Vital cherche bien une vie significative ou signifiante.

II. La vision conflictuelle du jeu

Le fort est un univers figé, qui s’oppose à la vie, symbolisée par le changement, l’échiquier s’oppose à la vie. Le fort permet ainsi la mise en scène d’un idéalisme tragique : Drogo attend la gloire finale qui n’arrivera jamais. Le départ du fort avant le combat est son ultime défaite.

Larry Steele propose alors un arrêt sur image, plus précisément sur un tableau de Marcel Duchamp, La partie d’échecs. Il montre la manière dont les hommes semblent en transe tandis que les femmes, elles, ne jouent pas. Pourtant elles transcendent aussi bien que les hommes, la nature, la réalité du quotidien. Ce quotidien n’est d’ailleurs pas négligeable, à l’image de la profondeur du vert.

Le jeu n’est pas la vie courante, le jeu c’est s’évader dans une sphère provisoire propre (v. Homo Ludens).
Chez Buzzati, Drogo est incité à rester au fort malgré ses réticences. Cette illusion fait de Drogo un captif volontaire. Le terme illusion est d’ailleurs de même racine que le mot « ludique ». En outre, il y a une insertion, une présence quasi inévitable du jeu dans la vie. A cause de la gloire. Dans un contexte dans lequel la guerre devient ce jeu, s’opère un retournement où le jeu serait le vrai mobile de la guerre. Le jeu résiderait même derrière les raisons politiques apparentes. Le fort Bastiani du désert des Tartares offre l’opportunité de la gloire d’être un héros, la gloire serait cependant une sirène éloignant les hommes de la vie.

De même l’amour prend la forme d’une conquête. Il s’agit de dominer, de gagner, d’obtenir la satisfaction passagère de son orgueil.


Crédit photo : Chris Esnault

III. La source opale comme vision alternative du jeu

Il ne s’agit pas de nier le jeu, de le reconnaître. Il reste certes toujours un prix à emporter, mais le jeu comme le prix ne sont pas la conquête de l’autre. Se développe alors une thématique de renaissance et de lutte consensuelle par le jeu.

Les échecs sont fondés dans le matériel, on pousse du bois mais on projette, on prévoit. L’échiquier prend cependant le risque d’être trop rigide ou trop abstrait.

Conclusion

Les échecs sont une fausse piste dans la recherche de la perfection. Mais ils engendrent toujours une part de fascination, d’enchantement. Ils représentent à la fois l’antagonisme et la conciliation de l’enfermement et de la liberté, du concret et de l’imaginaire.


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